lundi 2 avril 2018

SENSORY++: Art of Sadness (2017)

“Perfect!”

1 Turbulent Feelings 12:40
2 Melancholia 16:27
3 Just Breathe 8:55
4 Fading 7:52
5 Silent Tears 12:52
6 Final Thought 11:44

Wool-E Tapes | WED015 (CD/DDL 70:34)
(Cosmic EM and Berlin School)
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   **Chronique en français plus bas**
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What a find my friends! But what a find! Layers of synth weaved in the fragrances of tearful voices and of and big sadness get in my ears as soon as the ambient and the very ethereal structure of "Turbulent Feelings" accosts the lobe of my ears. About 4 minutes farther, an astral door opens and lets in various forms of neurasthenic atmospheric elements, among which layers of voices which go straight into the knot of our emotions, whereas a delicate oscillatory movement of the sequencer frees a ghost rhythm trapped in a thick cloud of drones. An effect of backwash push back these ambiences which become more musical and less darkened, giving birth to synth lines which develop some long solos filled of nostalgia. Cosmic a la Jarre or ambient a la Schulze, "Turbulent Feelings" derives between our ears with this peculiarity which makes of those touching and troubling works the vessels which reach the limits of our soul.There is definitively something going on at the level of EM in Belgium and the label Wool-E Discs is definitively there for something. This label which recently gave us hard-hitting works from BySenses, Owan and Galactic Underground does it again with another brilliant album from Sensory ++ this time, “Art of Sadness”. This 2nd opus from the Belgian musician Joost Egelie is one brilliant ode to sadness built on the bases of this electronic music which filled our ears of emotions in the beautiful vintage years.
"Melancholia" follows with dusts of stars which let themselves carrying by astral breezes. These waves which wrap my ears, as well as the effects of ambiences, awaken old memories where the quite new music of Jean-Michel Jarre struck my amazed ears. A keen oscillation pounds in this décor of floating waves, creating a circular rhythm which passes from an ear to the other. A pure delight! Both at the level of the ambiences and the effects, this introduction is a pure delight. Joost Egelie piles these layers stolen from time by adding some more of effects in this gigantic cosmic surrounding where now roam 4 small rotary sequences. The oscillations go from soft to aggressive while the synth makes to trumpet strange layers which metamorphose into worshippers' chants. Crumbling its some 17 minutes with a concern for the detail and for the precision of sounds, "Melancholia" stigmatizes its ambient rhythm while adding strata of intensity which make run our hairs of the back and the arms. Intense and astonishing, the piano of its finale still resounds in my ears! We are not at the end of our surprises with this splendid movement of the sequencer in "Just Breathe" where the rhythm skips as if it puts the end of its note in an ice-cold sound pond. This rhythm skips as a knot of sequences which comes undone to pursue a more coherent way with keys which skip with such a hypnotic delicacy in layers of mists and of voices inflated in ether. The sound and the vibes are simply top notch! "Fading" is an ambient title filled with sound effects which burst on synth lines floating in opalescent vapors. Notes of electric piano open the melancholic nap of "Silent Tears". Layers of foggy violins are covering this quite small night dawn serenade which float between my two ears whereas flavors of a gloomy saxophone are blown from the fingertips of Joost Egelie. The harmonies are melancholic. A deep pulsation emanates between the dense multi- layers of synth which can contain this nostalgia painted by a synth which is courting it nevertheless with beautiful solos. The linear movement is transformed into another delicious structure of ambient rhythm which crosses my loudspeakers and covers the space of my listening room with a circular walking while the voices tear away from these ambiences to weave a seraphic choir. Because it should end, "Final Thought" restarts the meter of the sequenced rhythms in “Art of Sadness” to 0 in order to offer a meditative 12 minutes traced by winds, drones, layers of saddened voices and a mythical Mellotron. It's like to leave a enchanting universe where the sound aestheticism, the detail in tones and this intelligent balance between the hypnotic rhythms and the ambiences perfumed of tenderness and despair as well as this melancholic journey through ages make of “Art of Sadness” an inescapable opus for the fans of cosmic EM and Berlin School of the 70's. Great from A to Z! And the liner notes in the digipack artwork of this CD offered in original pressing of 300 exemplars explain even more in detail the motivations of Joost Egelie and the meaning of his last album.
Sylvain Lupari (April 2nd, 2018) *****

You will find this album on Wool-E Discs Bandcamp
http://synthsequences.blogspot.ca/
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Quelle trouvaille mes amis! Mais quel trouvaille! Des nappes de synthé aux parfums de voix éplorées et de grande tristesse infiltre mes oreilles dès que la structure ambiante et très éthérée de "Turbulent Feelings" accoste le lobe de mes oreilles. Près de 4 minutes plus loin, une porte astrale s'ouvre et laisse entrer différentes formes d'éléments d'ambiances neurasthéniques, dont des nappes de voix qui nous rentrent dans le nœud de nos émotions, tandis qu'un délicat mouvement oscillatoire du séquenceur libère un rythme fantôme trappé dans une nuée de bourdonnements. Un effet de ressac refoule ces ambiances qui deviennent plus musicales et moins rembrunies, donnant naissance à des lignes de synthé qui élaborent de longs solos remplies de nostalgie. Cosmique à la Jarre ou ambiant à la Schulze, "Turbulent Feelings" dérive entre nos oreilles avec cette particularité qui fait des œuvres touchantes et troublantes des vaisseaux atteignent les limites de notre âme. Il y a définitivement quelque chose au niveau MÉ qui se passe en Belgique et le label Wool-E Discs y est définitivement pour quelque chose. Ce label qui nous a récemment donné des œuvres percutantes de BySenses, Owan et Galactic Underground récidive avec un autre brillant album de Sensory++ cette fois-ci, “Art of Sadness”. Ce 2ième opus du musicien Belge Joost Egelie est une brillante ode à la tristesse construite sur les bases de cette musique électronique qui bourrait nos oreilles d'émotions dans les belles années analogues.
"Melancholia" suit avec des poussières d'étoiles qui se laissent porter par des brises astrales. Ces vagues qui enveloppent mes oreilles, de même que les effets d'ambiances, éveillent de vieux souvenirs où la toute nouvelle musique de Jean-Michel Jarre heurtait mes oreilles béates. Une vive oscillation palpite dans ce décor d'ondes flottantes, créant un rythme circulaire qui passe d'une oreille à l'autre. Un pur délice! Tant au niveau des ambiances que des effets, cette introduction est un pur délice. Joost Egelie empile ces nappes volées au temps en ajoutant encore plus d'effets dans ce gigantesque environnement cosmique où maintenant errent 4 petites séquences rotatives. Les oscillations vont de douces à agressives alors que le synthé fait barrir d'étranges nappes qui se métamorphosent en chants adorateurs. Émiettant ses quelques 17 minutes avec un souci pour le détail et la précision des sons, "Melancholia" stigmatise son rythme ambiant tout en ajoutant des strates d'intensité qui font courir nos poils du dos et des bras. Intense et mirifique, le piano de sa finale résonne encore dans mes oreilles!  Nous ne sommes pas à bout de nos surprises avec ce superbe mouvement du séquenceur dans "Just Breathe" où le rythme sautille comme s'il mettait le bout de sa note dans un étang sonore glacé. Ce rythme sautille comme un nœud de séquences qui se défait pour poursuivre un chemin plus cohérent avec des ions qui sautillent avec une telle délicatesse hypnotique dans des nappes de brumes et de voix gonflées à l'éther. Le son et les ambiances sont tout simplement top notch! "Fading" est un titre ambiant bourré d'effets sonores qui éclatent sur des lignes de synthé flottant dans des vapeurs opalescentes. Des accords de piano électrique ouvre la sieste mélancolique de "Silent Tears". Des nappes de violons brumeux recouvrent cette toute petite aubade nocturne qui flottent entre mes deux oreilles tandis que des parfums d'un saxophone morose sont soufflé du bout des doigts de Joost Egelie. Les harmonies sont mélancoliques. Une vive pulsation émane entre les denses multi couches de synthé qui ne peuvent contenir cette nostalgie peinte par un synthé qui la courtise pourtant avec de beaux solos. Le mouvement linéaire se transforme en une autre délicieuse structure de rythme ambiant qui traverse mes haut-parleurs et recouvrent l'espace de ma salle d'écoute avec une marche circulaire alors que les voix s'arrachent de ces ambiances afin de tisser une chorale séraphique. Parce qu'il faut que cela se termine, "Final Thought" repart le compteur des rythmes séquencés de “Art of Sadness” à zéro pour offrir un 12 minutes méditatives tracé par des vents, des vrombissements aériens, des nappes de voix endeuillées et un Mellotron mythique. C'est comme quitter un univers enchanté où l'esthétisme sonore, le détail dans les tonalités et cette intelligente balance entre les rythmes hypnotiques et les ambiances parfumées de tendresse et de désespoir ainsi que ce voyage mélancolique à travers les âges font de “Art of Sadness” un incontournable pour les amateurs de MÉ de style cosmique et de Berlin School des années 70. Bon de A à Z! Et la pochette digipack de ce CD offert en pressage original de 300 exemplaires explique encore plus en détail les motivations de Joost Egelie et de “Art of Sadness”.

Sylvain Lupari 02/04/18

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