lundi 12 février 2018

ALIEN NATURE: Heisenberg 2 (2015-2017)


“More dominant in wild rhythms than on the 1st volume, this Heisenberg 2 shows that a thin line between E-rock, ambient and Dance styles is as relevant than very diversifying”
1 Part 1 8:39
2 Part 2 7:11
3 Part 3 13:21
4 Part 4 10:21
5 Part 5 13:33
6 Part 6 19:28

Alien Nature Music (DDL 72:35)
(E-Rock, ambient & dance)
  
**Chronique en français plus bas**

Other title from the Alien Nature catalog that Wolfgang Barkowski has put on his Bandcamp page recently, either in June, 2017, “Heisenberg 2” was made in 2015, 2 years after Heisenberg 1. And this time there is no confusion as it's written clearly; the music of both albums is dedicated to the work of the German scientist, Werner Heisenberg. I don't really know what quantum mechanics is made of. But if we trust these 2 albums of Alien Nature, it must be rocking hard and loud over there!
Each title of both volumes is laconically entitled Part. So, "Part 1" opens the album with cracklings as much percussive as radioactive. A line of bass pulsations draws then a hesitating approach, a stealthily approach. Oscillations arrive by sequences and create a jumping rhythm which hangs onto a deficient cohesion. A melodic figure in a tint half fluty and semi organic gets free from this introduction. It describes wide oscillating circles which go and come, forming a structure of harmonious rhythm a bit spheroidal. This minimalism and rather hypnotic movement serves the sonic cause of "Part 1" to which another line of sequences with sizzling roundness gets grafted, while the melody becomes more and more domineering of our state of hypnosis. A thick cloud of sequences comes then and flickers like a troop of fireflies of which the aerial leaps get more and more intense. And gradually, this first music piece of “Heisenberg 2” adorns itself with the most beautiful electronic assets. Like these synth solos which pop out near the 4th minute gate and draw spins with nonchalant amplitudes. And then the percussions get in. Knocking over the race of the static rhythm, they knock with fury and heaviness. They even raise a radioactive anger which make scold these horizontal lines and give on the other hand more vigor to the synth which distributes its numerous solos with a beautiful roundness in its electronic songs. This melody, eater of addicting neurons, derives towards a phase of rhythm clearly more committed with "Part 2". The approach of Wolfgang Barkowski is concentrated on a Techno tinted with a vision of synth-pop a la Ultravox at the level of the arrangements. There may have a short ambiosonic phase there, that it doesn't take anything out of the ardor of "Part 2" which dresses of more rock electronic outfit thereafter.
"Part 3" follows with a delicious electronic introduction and with arpeggios which slightly fly such as flakes of prisms in circular winds. Very well plump and very juicy sequences invite each other at this tonal choreography, bringing a soupçon of Jarre which immediately is ejected by a flight of percussions as wild than unexpected. A bass line espouses the bludgeoning of the percussions, structuring a rhythm which lulls between the rock and the progressive and of which the electronic envelope remains from by the very good synth solos, those lines of decorative mists and a little ambiospherical passage soft and ethereal which gives so a little of respite to the beatbox. Because it is going to serve in "Part 4", a furious Dance and Trance track stocked of percussive and sonic elements. Alien Nature gets back to the lands of an EM closer of the Berliner model with "Part 5" which is born in meditative vibes with two crisscrossed lines and of which the sound contrasts weave a large iridescent layer. This beautiful small sibylline landscape is disturbed by kicks and rodeos of sequences and by rebel arpeggios. The percussions redirect this motionless rhythm towards another solid rock lively, loaded of good solos and of layers of voices which hum beyond the borders of "Part 6". This last title of “Heisenberg 2” is also the longest. Divided in 3 movements, it begins with a jerky rhythmic prose which dissolves a rather New Age meditative opening. This rhythm starts with a horde of sequences which skip in a harmonious way with a percussive décor which is of the most seducing. Orchestral layers draw a sonic ceiling which makes spattering a very Jean-Michel Jarre approach. This approach remains anchored even in this more ambiospherical passage which separates the cosmic rock style of the first movement from the last one which is more in a style of Dance & Trance, but less savage than on "Part 2". A style that Alien Nature likes to bite from time to time always while keeping the main attributes of a progressive EM of the Berlin School.
Heisenberg 2” is another solid opus from Alien Nature whose music holds us constantly on our toes. Clearly more energetic, because of the Dance & Trance segments, than Heisenberg 1, the music breathes again and again of this avant-gardist vision of the German musician who always tries to join his phases of harmonies to a creative and charming tonal dialect. Puzzling at moments but very good in the end!

Sylvain Lupari (February 2nd, 2018) *****
You will find this album on Alien Nature Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Autre titre du catalogue d'Alien Nature que Wolfgang Barkowski a mis sur sa page Bandcamp récemment, soit en Juin 2017, “Heisenberg 2” fut réalisé en 2015, soit 2 ans après Heisenberg 1. Et cette fois-ci c'est clair et bien écrit; la musique des 2 albums est dédiée à l'œuvre du scientifique Allemand, Werner Heisenberg. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe derrière la mécanique quantique. Mais si l'on se fie à ces 2 albums d'Alien Nature, ça doit brasser quelque chose de rare!
Chaque titre des deux volumes est laconiquement intitulé Part. Ainsi, "Part 1" ouvre l'album avec des grésillements autant percussifs que radioactifs. Une ligne de basses pulsations trace ensuite une approche hésitante, une approche de pas-de-loup. Des oscillations arrivent par séquences et créent un rythme sautillant qui s'accroche à une cohésion déficiente. Il se dégage de cette introduction une figure mélodique en teinte demi flutée et semi organique. Il décrit de larges cercles oscillateurs qui vont et viennent, formant une structure de rythme harmonique un brin sphéroïdal. Ce mouvement minimalisme et assez hypnotique sert la cause sonore de "Part 1" où se greffe une autre ligne de séquences aux rondeurs crépitantes, alors que la mélodie devient de plus en plus dominatrice de notre état d'hypnose. Vient ensuite une nuée de séquences qui papillonnent comme une horde de lucioles dont les gambades aériennes deviennent de plus en plus intenses. Et graduellement, ce premier morceau de “Heisenberg 2” se pare des plus beaux atouts électroniques. Comme ces solos de synthé qui arrivent aux portes des 4 minutes et dessinent des vrilles aux amplitudes nonchalantes. Et puis les percussions arrivent. Bouleversant la course du rythme statique, elles frappent avec rage et lourdeur. Elles soulèvent même une colère radioactive qui fait gronder ces lignes horizontales et donnent par ricochet plus de vigueur au synthé qui distribue ses nombreux solos avec une belle sinuosité dans ses chants électroniques. Cette mélodie mangeuse de neurones addictives dérive vers une phase de rythme nettement plus engagée avec "Part 2". L'approche de Wolfgang Barkowski est concentrée sur du Techno teintée d'une vision de synth-pop à la Ultravox au niveau des arrangements. Il y a beau avoir une courte phase ambiosonique que ça n'enlève rien à la fougue de "Part 2" qui revêt des habits plus rock électronique par la suite.
"Part 3" suit avec une délicieuse introduction électronique et des arpèges qui volètent comme des flocons de prismes dans des vents circulaires. Des séquences bien dodues et bien juteuses s'invitent à cette chorégraphie tonale, amenant un soupçon de Jarre qui se fait aussitôt éjecter par une volée de percussions aussi sauvages qu'inattendues. Une ligne de basse épouse le matraquage des percussions, structurant un rythme qui tangue entre le rock et le progressif et dont l'enveloppe électronique subsiste par les très bons solos de synthé, des lignes de brumes ornementales et un petit passage ambiosphérique doux et éthéré qui donne ainsi un peu de répit à la boîte de rythmes électroniques. Puisqu'elle va servir dans "Part 4", un furieux Dance & Trance garni d'éléments percussifs et soniques. Alien Nature revient sur les terres d'une MÉ plus près du modèle Berliner avec "Part 5" qui nait dans des ambiances méditatives avec deux lignes entrecroisées et dont les contrastes sonores tissent une large nappe iridescente. Ce beau petit paysage sibyllin est dérangé par des ruades et des rodéos de séquences et d'arpèges rebelles. Les percussions redirigent ce rythme stationnaire vers un autre solide rock entraînant et garni de bons solos et de nappes de voix qui fredonnent au-delà des frontières de "Part 6". Ce dernier titre de “Heisenberg 2” est aussi le plus long. Divisé en 3 mouvements, il débute avec une prose rythmique saccadée qui dissout une ouverture méditative assez New Age. Ce rythme démarre avec une horde de séquences qui sautillent de façon harmonique avec une décoration percussive des plus séduisante. Des nappes orchestrales dessinent un plafond sonique qui fait rejaillir une approche très Jean-Michel Jarre. Cette approche reste ancrée même dans ce passage plus ambiosphérique qui sépare le style rock cosmique de la 1ière partie du genre Dance & Trance de la 3ième partie qu'Alien Nature aime bien mordre tout en conservant les principaux attributs de la MÉ progressive de la Berlin School.
Heisenberg 2” est un autre solide opus d'Alien Nature dont la musique nous tient constamment sur le qui-vive. Nettement plus animée par une approche Dance & Trance que Heisenberg 1, la musique respire encore et toujours de cette vision avant-gardiste du musicien Allemand qui cherche toujours à joindre des phases d'harmonies à un dialecte tonal créatif et enchanteur. Déroutant pas instants mais très bon au final!

Sylvain Lupari 12/02/2018

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