vendredi 8 décembre 2017

TM SOLVER: Atmosphere (2017)

“Atmosphere will lead you to these borders where the rhythms of Berlin School and Electronica evolve passively beneath solos and tones hesitating between now and the 70's and 80's”
1 Synthvoices 15:04
2 Under the C 5:18
3 Deep Liquid 16:45
4 Neptune 4:41
5 Sparklwaves 19:38
6 Sweetness 10:44

SynGate CD-r TM12 (CD-r/DDL 72:10)
(Electronica & New Berlin School)
I quite like the music of TM Solver. Creative and always in search of the tone which boosts his structures, Thomas Meier knits a sound universe where the heat of the analog and the coldness of the digital merge admirably well in structures which dither between a soft kind of Electronica and New Berlin School. “Atmosphere” is a 12th album which brings the listener to these borders where the rhythms evolve passively underneath synth solos which abound in tones hesitating between the 70's and the 80's. The sound fauna teems with effects and with layers which dilute their magnetizing charms in orchestrations and in evasive choirs. In brief, a universe full of charms which cements well our ears to our earphones!
A feminine voice in a loudspeaker asks us to join our places through a tumult of colorful electronic effects. "Synthvoices" takes off slowly with gaseous percussive effects and a line of bass sequence rather animated. Bordering a mid-tempo, the music skips as a kind of cosmic hip-hop on where hangs onto it a hardly audible choir and an armada of sound effects. From all around, floating layers are sniveling and sighing like a bank of nostalgic violins. The effects nibble a tempo which exploits completely its 15 minutes by going in transit in an ambient passage colored with a little more mysterious effects and layers. Two minutes farther, "Synthvoices" takes off again by bringing the same hypnotic structure to end its race at a station where samplings of all kinds steal its finale. “Atmosphere” travels between its 4 long minimalist titles and its 2 shorter ones which propose more ambiospherical phases. If "Under the C" disposes of an impressive structure of sea bed on which tinkles a melody as evasive as the ink spots from a huge octopus in a setting very representative of its title, "Neptune" is clearly more in the cosmic effects and ambiences. Escaping from a long procession of rippling waves, "Deep Liquid" spreads an ambient rhythm with sequences which dance a kind of Cha-cha-cha to which we have removed one step or two. The synth sculpts solos which wave with a concealed tone whereas some sequences get loose in order to eat from the ambiences, such as bees in search of nectar. The movement does rather contemporary with its structure which grows fat of percussions and percussive effects. The sequences accelerate gradually the pace whereas the synth solos remain rather passive with a tone which awakens memories Schulze in his time of samplings and of digital synths. A very good title with a slow evolution and a good feast of sounds for what is coming. "Sparklwaves" warms the 20 minutes with an evolutionary structure which gathers the flavors of other times. The intro is of silk with anesthetic layers and ethereal soloes which sing with this analog heat. This splendid introduction of ambiences embraces brief implosions of intensity before letting escape two lines of sequences which gambol in parallel but not on the same step. Exploiting completely its 20 minutes, "Sparklwaves" maintains the same pace to evolve into a good cosmic Groove and down-tempo feed of soothing layers and filled of catchy percussive effects. And the solos! They bewitch our eardrums which are heavily prisoners of headphones which don't let escape a noise, an effect outside our ears. A great track which bears many shade to "Sweetness" and its 11 minutes which invites us to dance with a structure of rhythm closer to the territories of Electronica. A structure which grooves like a good mid-tempo filled with ambient tones. We feel the influences of Spyra here with this more contemporary vision which nevertheless leaves some space to a creative synth. Creative! A qualifier which goes very well to the charming universe of TM Solver's 1001 delights.

Sylvain Lupari (December 9th, 2017) *****
You can find this album on SynGate Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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J'aime bien la musique de TM Solver. Créatif et toujours à la recherche du ton qui relance ses structures, Thomas Meier tricote un univers sonore où la chaleur de l'analogue et la froideur du digital fusionnent admirablement bien dans des structures qui tergiversent entre une douce forme d'Électronica et de New Berlin School. “Atmosphere” est un 12ième album qui amène l'auditeur dans ces frontières où les rythmes évoluent passivement sous des solos de synthés qui abondent aux tonalités hésitant entre les années 70 et 80. La faune sonore fourmille d'effets et de nappes qui diluent leurs charmes magnétisants en orchestrations et en chorales évasives. Bref, un univers plein de charmes qui cimente bien nos oreilles à nos écouteurs!
Une voix de femme dans un haut-parleur nous demande de rejoindre nos places à travers un tumulte d'effets électroniques bigarrés. "Synthvoices" décolle lentement avec des effets percussifs gazeux et une ligne de basse séquence plutôt entrainante. Limitrophe à un mid-tempo, la musique sautille comme un genre de hip-hop cosmique où s'agrippe une chorale à peine audible et une armada d'effets sonores. Tout autour, des nappes flottantes pleurnichent et soupirent comme un banc de violons nostalgiques. Les effets mordillent un tempo qui exploite à fond ses 15 minutes en transitant par un passage ambiant coloré d'effets et de nappes un peu plus mystérieuses. Deux minutes plus loin, "Synthvoices" redécolle en amenant cette même structure hypnotisante afin de terminer sa course à une gare où des échantillonnages de toutes sortes lui volent sa finale. “Atmosphere” voyage entre ses 4 longs titres minimalistes et ses 2 plus courts qui proposent des phases ambiosphériques. Si "Under the C" dispose d'une impressionnant structure de fond marin où tinte une mélodie aussi évasive que l'encre des pieuvres géantes dans un décor très représentatif de son titre, "Neptune" est nettement plus dans les effets et les ambiances cosmiques.
S'échappant d'un long cortège de nappes ondoyantes, "Deep Liquid" étend un rythme ambiant avec des séquences qui dansent un genre de Cha-cha-cha auquel on a enlevé quelques pas. Le synthé sculpte des solos qui ondulent avec une tonalité camouflée alors que certaines séquences se détachent afin de butiner les ambiances, comme ces abeilles à la recherche de nectar. Le mouvement fait assez contemporain avec sa structure qui s'engraisse de percussions et d'effets percussifs. Des séquences accélèrent graduellement la mesure tandis que les solos de synthé restent plutôt passifs avec une tonalité qui éveille des souvenirs Schulze dans son époque d'échantillonnages et de synthés numériques. Un très bon titre à lente évolution et un bon petit gueuleton de sons pour ce qui vient. "Sparklwaves" chauffe les 20 minutes avec une structure évolutive qui ramasse les parfums des autres époques. L'intro est de soie avec des nappes anesthésiantes et des solos éthérés qui chantent avec cette chaleur analogue. Cette splendide introduction d'ambiances embrassent des brèves implosions d'intensité avant d'échapper deux lignes de séquences qui gambadent en parallèle mais pas sur le même pas. Exploitant à fond ses 20 minutes, "Sparklwaves" maintient la même cadence de rythme pour évoluer vers un bon Groove cosmique et un down-tempo nourri de nappes apaisantes et bourré de séduisants effets percussifs. Et les solos! Ils ensorcèlent nos tympans qui sont lourdement prisonniers d'un casque d'écoute qui ne laisse échapper aucun bruit, aucun effet hors de nos oreilles. Un très bon titre qui jette beaucoup d'ombrage "Sweetness" et à ses 11 minutes qui nous invite à la danse avec une structure de rythme plus près des territoires de l'Électronica. Une structure qui groove comme un bon mid-tempo bourré de tonalités ambiantes. On sent les influences de
Spyra ici avec cette vision plus contemporaine qui laisse néanmoins de la place à un synthé créatif. Un qualificatif qui sied très bien à l'univers enchanteur et d'enchantements de TM Solver.

Sylvain Lupari (08/12/2017)

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